Du géocentrisme à  l'héliocentrisme
 
TPE 2016 par Salomé Bernard et Judicaëlle Six
 

Pour la religion Chrétienne Catholique

Après l'approbation de la thèse de l'héliocentrisme, nombreuses ont été les conséquences pour l’Église Chrétienne Catholique. Étant donnée que celle-ci réprouvait ouvertement cette cosmologie, lorsqu'elle fut admise par l'ensemble de la communauté scientifique, la puissance de l'église et de la religion à fortement était remise en question.
La première conséquence de cette remise en cause et que suite à cette révolution scientifique, l’Église à procéder a une nouvelle étude de la bible. En effet cette révolution à provoquer une vague de doute sur la véracité de ses interprétations des écrits de la bible.
Ainsi un nouvelle traduction des textes Biblique à été faite surtout de l'Ancien Testament
Néanmoins les travaux d'exégèse de l'oratorien Richard Simon avec son Histoire critique du Vieux Testament furent entravés par Bossuet en 1678 et les tentatives de clarification du texte de la Bible n'eurent pas de suite chez les catholiques pendant plusieurs siècles.


 En effet les levées d'Index au XVIIIeme siècle (1741, 1757) n'avaient pas constitué une reconnaissance explicite des erreurs de l'Église vis-à-vis de Galilée, de sorte que l'Église fut qualifiée d'obscurantiste par certains philosophes des Lumières. Au lieu de reconnaître ses erreurs, l'Église s'est pendant longtemps enfermée dans une politique du silence.
Ce furent finalement les protestants qui approfondirent l'étude de l'Ancien Testament au XIXe siècle.

Enfin a partir de Léon XIII, puis avec Pie XII, l'Église catholique romaine introduit des consignes pour les études bibliques : en herméneutique (interprétation des textes) ainsi qu'en exégèse (étude des textes anciens).

La plupart des papes modernes ont reconnu les talents de Galilée. Le pape Jean-Paul II a reconnu les erreurs commises par la plupart des théologiens dans l'interprétation des Écritures lors du procès de Galilée, à la suite des travaux menés par la commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne entre 1981 et 1992.

Pape Jean Paul II

Le pape Jean-Paul II a donc déclaré lors de la conclusion des travaux de la commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne en 1992 :

« À partir du siècle des Lumières, et jusqu'à nos jours, le cas Galilée a constitué une sorte de mythe, dans lequel l'image que l'on s'était forgée des événements était passablement éloignée de la réalité. Dans cette perspective, le cas Galilée était le symbole du prétendu refus par l'Église du progrès scientifique, ou bien de l'obscurantisme « dogmatique » opposé à la libre recherche de la vérité. Ce mythe a joué un rôle culturel considérable ; il a contribué à ancrer de nombreux scientifiques de bonne foi dans l'idée qu'il y avait incompatibilité entre, d'un côté, l'esprit de la science et son éthique de recherche et, de l'autre, la foi chrétienne. Une tragique incompréhension réciproque a été interprétée comme le reflet d'une opposition constitutive entre science et foi. Les élucidations apportées par les récentes études historiques nous permettent d'affirmer que ce douloureux malentendu appartient désormais au passé. On peut tirer de l'affaire Galilée un enseignement qui reste d'actualité par rapport à des situations analogues qui se présentent aujourd'hui et peuvent se présenter demain. »

La commission d'étude a officiellement reconnu les erreurs de l'Église dans l'affaire Galilée.

La seconde conséquence qui découle de la première est que, l'affaire Copernic/Galilée, ayant montre la possibilité que l’Église puisse faire des erreurs de si grande importance, la société à commencer à se détacher de la puissance de l'église, les affirmations de celle-ci ne sont plus systématiquement vu comme des vérités irréfutables mais on note surtout qu'une volonté d'indépendance de la communauté scientifique par rapport à l'église est née à cette même époque.

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