Du géocentrisme à  l'héliocentrisme
 
TPE 2016 par Salomé Bernard et Judicaëlle Six
 

                                  Conclusion

Dans ce TPE nous avons donc pu étudier comment ce déroule une révolution scientifique est comment celle-ci s’intègre dans les mœurs scientifiques au fil du temps.
Nous pouvons donc prendre la révolution copernicienne comme exemple privilégié du processus par lequel les concepts scientifiques se développent et remplacent ceux qui les ont précédés.

Voici donc comment fonctionne le progrès scientifique, si on tire les leçons de l’histoire de la révolution copernicienne :

La révolution est un épisode à développement non cumulatif, dans lequel une vieille théorie est remplacée par une nouvelle, incompatible avec la précédente. C’est une reconstruction totale de la théorie, à partir de nouveaux fondements.

On voit qu’il est très difficile et donc rare de changer de théorie : il faut en effet, pour renverser l’ancienne, changer complètement d’univers, de manière de penser ; de plus la nature conservatrice du travail de la science normale explique la lenteur et la rareté du progrès scientifique.

Dans le cas de la révolution copernicienne s'ajoute à la volonté de conservation, un aspect de contradiction avec la religion extrêmement puissante à l'époque de Copernic. Par ailleurs le fait que dans le milieu scientifique ,la majorité l'emporte toujours, a amené certains philosophes à penser que c'est le nombre de voix associées à une théorie qui démontreront de sa véracité.
Certains philosophes des sciences ont ainsi été amenés à comparer la science aux mythes et croyances les moins justifiés. Feyerabend, dans Contre la méthode, a ainsi défendu une " théorie anarchiste de la connaissance ". Selon lui, en science, " tout est bon ". N’importe quelle hypothèse, même la plus farfelue, peut être scientifique. Ce qui fera qu’elle sera scientifique, c’est qu’elle va être acceptée à un moment donné par le groupe scientifique. Ce qui fait la vérité scientifique, c’est finalement la majorité des voix. Une théorie ne serait pas scientifique en raison de critères objectifs, mais parce qu’un groupe la préfère. Il n’y a pas de théorie scientifique "en soi ", ou de théorie scientifiquement meilleure qu’une autre "en soi ". En effet l'exemple de la controverse ptoléméo-copernicienne illustre parfaitement ce fait puisque si la thèse de l’héliocentrisme à si longtemps était réfuter c'est en partie parce que la majorité des scientifiques et des théologiens la réprouvés.

Ainsi il faudra attendre près de 200 ans pour que le système héliocentrique, qui inaugure la révolution scientifique du XVIIème siècle, substitue au monde clos du Moyen Age, l'Univers illimité de l'époque moderne.

 
 



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